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Empire TV Tycoon : La guerre des chaines TV fait rage

"I'm the boss now"

Salut les touristes !

Vous êtes mordus de cinoche et de séries TV ? Vous êtes au bon endroit. Prenez du pop corn, un grand coca frais et installez-vous confortablement, la séance va commencer.

A l’heure où le tout Hollywood se bat avec les plate-formes internet et les sites de streaming pour survivre, vous allez pouvoir en comprendre un peu mieux les rouages. Comment ? La réponse tient en trois mots : Empire TV Tycoon.

Développé et édité par le studio indé Dreamsite Games, ce nouveau tycoon sorti le 20 octobre 2015 vous plonge dans la peau d’un manager de chaine télé. Le pitch est posé, et il parait simple. Mais vous allez voir que la réalité du terrain est bien plus compliquée que ça.

« Oh la belle bleue ! »

On commence évidement par choisir son personnage, ce qui aura une légère influence sur la partie. Vous serez comme vous pouvez le constater en concurrence avec deux autres chaines, qu’il va falloir aplatir avec vos audiences télé. Vous partagez tous le même building et le même ascenseur, la chaine bleue étant située le plus bas, la rouge le plus haut dans l’immeuble. Trois niveaux de difficultés sont proposés, je recommande de commencer en « Normal », car il va falloir se familiariser avec la bête.

"I'm the boss now"
« I’m the boss now »

Et vous voilà lancé. Vous démarrez en mode Normal avec un capital de 500 000$. Car oui, c’est évidemment de ça qu’il est question, l’argent. Il va vous falloir scrupuleusement bien gérer ce capital, car il vous permettra d’acheter les séries et films qui vous permettront d’éclater la concurrence. Et évidemment, plus un film est bien noté, plus il coûte cher.

Avec une douzaine de films et série en magasin au démarrage, il va désormais falloir proposer le bon film à la bonne audience. Et oui, vous allez devoir contenter un tas d’audience différentes. Elles sont huit au total : les hommes – que je définirai comme les pères de famille -, les femmes – ici plutôt dans le stéréotype de la ménagère de 50 ans -, les enfants, les geeks, les « zikos » fan de musique, les sportifs, les « lovers » – comprenez les gonzesses qui raffolent des films à l’eau de rose -, et les séniors. Chacun de ses groupes a bien évidement des goûts et des attentes différentes en matière de cinéma, et il est presque impossible de tous les contenter. N’essayez par exemple pas de mettre un film d’horreur à des enfants, c’est peine perdue.

Pour répondre à tout ça, vous avez à votre disposition pas moins de 12 genres différents à proposer à vos téléspectateurs : Sport, action, western, romance, comédie, drame, horreur, fantastique, documentaire, film « musical », show télé et science fiction. Chaque genre peut satisfaire plusieurs groupes de téléspectateurs, les films d’action contentent par exemple aussi bien les hommes que les sportifs, les films fantastiques raviront quant à eux les enfants et les geeks. Tout se jouera sur votre programme, où vous pourrez voir l’audience qui est attendue pour les créneaux horaires de la journée.

« On regarde quoi à la télé ce soir chérie ? »

Comme vous pouvez le constater, la journée se décompose en 12 créneaux horaires distincts, les groupes de téléspectateurs y étant aléatoirement associés. S’il est facile de contenter un seul groupe comme ici à 15h avec les geeks, il est largement plus difficile de satisfaire vos téléspectateurs lorsque trois groupes sont présents devant leur télé. Il vous faudra donc faire des choix, en espérant que ceux ci soient meilleurs que la concurrence. La notation des films joue bien évidement sur l’audience, et à popularité égale, le public choisira le film le mieux noté.

Parlons maintenant du nerf de la guerre : la publicité. Après chaque créneau horaire d’une heure, vous devez diffuser une publicité. Et cette publicité vous rapportera de l’argent à une seule et unique condition : celle que vous ayez suffisamment du groupe de téléspectateurs voulu qui la regardent. Vous aurez donc le choix entre différents contrats publicitaires, les plus risqués étant bien sûr les plus rémunérateurs. Mais attention, si vous ne parvenez pas à remplir le contrat publicitaire, vous subirez des pénalités financières qui vous propulseront très rapidement au chômage si elles ne sont pas rattrapées par d’autres contrats publicitaires réussis.

Le premier contrat ci dessous demande par exemple à ce que 8 925 000 geeks soient devant leur télé à trois reprises pour voir la pub, et à vous le pactole.

All about the money
All about the money

Ces contrats publicitaires réussis, vous aurez assez de piécettes sonnantes et trébuchantes pour aller acheter de nouveaux films, et continuer à régaler vos téléspectateurs, demandeurs de ce qui se fait de mieux sur le marché. Là où les mordus de cinéma peuvent se régaler, c’est qu’ils retrouveront leurs films et séries préférés. De Forrest Gump, Fight Club à Interstellar, en passant par les séries comme Game of Thrones, The Big Bang Theory ou Sex & the City, il y en a pour tout le monde et il faut parfois se raisonner en délaissant un de ses films préférés mais qui ne correspondra pas forcément aux attentes de vos groupes d’audience.

Bon, Space Jam ou Sixième sens ?
Bon, Space Jam ou Sixième sens ?

L’objectif du jeu est d’atteindre une popularité de 300, et ce, avant vos concurrents. Votre position dans les audiences vous apportant des points de popularité, il vous faudra parfois jouer serré et redoubler d’ingéniosité pour rester en tête des audiences et de la popularité.

Le vrai objectif : Eclater la concurrence
Le vrai objectif : éclater la concurrence

Mais le jeu ne s’arrête pas là. Vous aurez également à produire vos propres films et les emmener aux cérémonies de remises de prix, en vue de glaner popularité et surtout l’argent des récompenses. Cela passe par un scénario bien écrit, par un bon choix des acteurs et par une bonne distribution des ressources entre pas moins de 10 critères différents.

Meilleur scénario, meilleur acteur, meilleur second rôle
Meilleur scénario, meilleur acteur, meilleur second rôle

Je passe sur les détails techniques tels que la météo – qui influencera le nombre de téléspectateurs présents et donc vous donnera plus ou moins de garantie sur la réussite de votre campagne publicitaire -, le recrutement du personnel – qui permet d’améliorer différents points de votre programme -, ou encore les campagnes promotionnelles qui permettent d’augmenter le nombre de téléspectateurs, puisqu’il faut quand même vous laisser un peu de choses à découvrir.

L’avis du Docteur : C’est une belle petite pépite. Grand amateur de tycoon depuis ma tendre jeunesse (Theme Park et Theme Hospital, que de souvenirs…), j’ai d’autant plus craqué sur Empire TV Tycoon puisqu’on parle de cinéma et que j’en suis fan. Il m’a fallu pas mal d’essais avant de bien comprendre le fonctionnement général de la bestiole, mais après 25 heures de jeu et après avoir terminé les deux premiers modes de difficultés, je tâtonne encore sur certains sujets, comme celui de la production de mes propres films. On se prend en tout cas rapidement au jeu, à vouloir à tout prix que son film attire plus que celui des concurrents, à prendre des risques publicitaires insensés quitte à se mettre en banqueroute, et c’est là où ça fonctionne. Même s’il est un peu technique, Empire TV Tycoon est bougrement addictif et vous donnera quelques cheveux blancs, à vous demander comment satisfaire votre public compte-tenu des bouses cinématographiques que vous avez en magasin, et à vouloir absolument remporter l’Oscar du Meilleur Film.

Comptez en tout cas une petite dizaine d’heures je dirais avant de bien maitriser les aspects fondamentaux du jeux. Et puisqu’il est disponible sur PC et Mac à moins de 15€, vous n’avez pas beaucoup d’excuses de ne pas craquer. A vous de jouer, les téléspectateurs s’impatientent !

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